Le standard du Berger Blanc Suisse porte le numéro 347 de la Fédération Cynologique Internationale. Le texte français fait foi : daté du 12.08.2011, il correspond au standard officiel en vigueur depuis le 04.07.2011, publié pour une race dont l’origine est la Suisse et l’usage « chien de compagnie et de famille ». La classification le place dans le groupe 1, chiens de berger et de bouvier, section 1 chiens de berger, sans épreuve de travail. Autrement dit : un chien de berger par la morphologie et le tempérament, qui n’a pas à prouver quoi que ce soit en ring pour être confirmé.
Taille et poids : les fourchettes officielles
Tout le monde cite les tailles, rarement le mode d’emploi. Voici les fourchettes telles qu’elles figurent au chapitre « Taille et poids » du standard n° 347, avec les poids donnés « environ », c’est-à-dire en ordre de grandeur et non en limite stricte :
| Sexe | Hauteur au garrot | Poids (environ) |
|---|---|---|
| Mâles | 58 à 66 cm | 30 à 40 kg |
| Femelles | 53 à 61 cm | 25 à 35 kg |
La mesure se prend au garrot, point le plus haut du dos au-dessus des épaules, chien debout sur un sol plat. Un mâle de 57 cm ou de 67 cm ne sort donc pas automatiquement du standard : voir la phrase de tolérance ci-dessous. Les poids, eux, se lisent comme un ordre de grandeur pour un chien en état corporel normal, pas comme une fourchette à faire respecter au gramme près.
La phrase de tolérance que presque personne ne cite
Immédiatement après les fourchettes, le standard ajoute cette phrase, que les annonces et les forums omettent presque toujours : « Les sujets bien typés d’une taille légèrement au-dessus ou au-dessous de la fourchette prévue par le standard ne doivent pas être éliminés. » La tolérance joue dans les deux sens et à une condition : le sujet reste « bien typé », c’est-à-dire conforme au reste du standard. Elle ne dit pas que tout passe, elle dit que le centimètre ne suffit pas à disqualifier un chien par ailleurs bien construit.
Proportions : le rectangle 12 pour 10
Le Berger Blanc Suisse s’inscrit dans un rectangle légèrement allongé : le rapport entre la longueur du corps, mesurée de la pointe de l’épaule à la pointe de la fesse, et la hauteur au garrot est de 12 pour 10. Sur la tête, la distance du stop à la truffe dépasse légèrement celle du stop à la protubérance occipitale : le museau est donc légèrement plus long que le crâne. La poitrine, profonde, descend jusqu’au niveau du coude et représente environ 50 pour cent de la hauteur au garrot. La queue, en sabre, touffue, attachée plutôt bas, atteint au moins le jarret ; en action elle se relève, mais jamais au-dessus de la ligne du dos.
Le test MDR1 ne s'arrête pas au résultat : il détermine quelles molécules peuvent être administrées sans risque. Un chien homozygote muté, dit atteint, réagit à des doses infimes de certaines substances, tandis qu'un hétérozygote porteur demande lui aussi de la vigilance. Connaître son statut n'a d'intérêt que si l'on sait quoi éviter ensuite, vermifuges, antiparasitaires et anesthésiques compris. Le magazine Névé publie une liste pratique des molécules à risque, une ligne par substance, avec l'usage courant et la source documentaire qui l'accompagne. Elle complète utilement le dépistage et aide à préparer les questions à poser au vétérinaire.
Le standard FCI 347 fixe la taille et le poids, mais il décrit aussi deux variétés de robe, le poil mi-long et le poil long, et il juge d'abord la qualité du poil : lisse, dur, bien couché, sur un sous-poil abondant. Beaucoup de personnes cherchent un poil court, que le standard ne prévoit pas. Cette distinction compte au moment de lire un pedigree ou d'observer un chien : la longueur annoncée ne dit rien de la texture, et c'est la texture qui est évaluée. Le magazine Névé détaille ce point dans sa page sur le poil long et poil court, utile pour interpréter correctement les mensurations.
Robe, pigmentation et deux variétés de poil
La couleur du poil tient en un mot : blanc. Le jugement porte en réalité sur la pigmentation et sur la qualité du poil. La truffe, de grandeur moyenne, recherche la pigmentation noire ; la truffe de neige et la truffe éclaircie sont admises, tandis que le ladre à la truffe, aux lèvres ou au bord des paupières figure parmi les défauts, et qu’une dépigmentation totale de la truffe, des lèvres et des paupières entraîne l’exclusion, comme l’albinisme. La peau est exempte de plis, d’une pigmentation foncée ; les coussinets sont fermes, résistants et noirs, les ongles foncés recherchés.
Un résultat MDR1 ne vit pas seul : il rejoint les autres examens du chien dans un suivi unique. Le Berger Blanc Suisse cumule plusieurs dépistages au fil de sa vie, et la page « Le registre des dépistages du Berger Blanc Suisse » du magazine Névé sert justement à cela : une ligne par examen, une colonne pour ce que le résultat veut dire. Quand on a un compte rendu sous les yeux, il devient plus simple de lire un compte rendu d'examen à côté des autres, plutôt que de comparer des documents épars. Le statut MDR1, porteur ou atteint, se relit alors dans une vue d'ensemble, sans mélanger les examens.
Le standard ne décrit que deux variétés de poil, mi-long et long, toutes deux à poil double dense et bien couché : sous-poil abondant sous un poil de couverture lisse et dur, plus court à la face et aux faces antérieures des membres, plus long à la nuque et à la face postérieure des membres. La variété poil long ajoute crinière distincte et culottes fournies. Un poil légèrement ondulé mais dur reste admis ; le poil soyeux, laineux ou bouclé, lui, est un défaut grave.
Défauts et exclusions : où passe la ligne
Le classement du standard suit une gradation. Sont simples défauts : une présence discrète de poil fauve charbonné clair à la pointe des oreilles, sur le dos ou sur la queue ; le ladre ; les ergots. Sont défauts graves, entre autres : l’aspect de forme carrée, l’oreille tombante ou semi-tombante, la ligne du dos fortement déclive, la queue enroulée ou portée sur le dos, le poil de couverture souple ou bouclé. Entraînent l’exclusion : les deux yeux bleus, l’entropion et l’ectropion, le prognathisme, la dépigmentation totale déjà citée, l’albinisme, et tout chien agressif ou fortement timide. Le comportement fait partie du standard au même titre que la denture.
Ce que le texte dit du caractère
Le chapitre comportement tient en quelques lignes et mérite d’être lu en entier, car il décrit un chien de travail : vif et équilibré, appréciant le mouvement, attentif et facile à conduire, disposition de contact aimable et discrète, forte aisance sociale, jamais peureux ni agressif de façon inadéquate. Le portrait de caractère de la rubrique, page Le caractère du chien, reprend ces lignes une à une et en tire ce qu’elles impliquent au quotidien.
Une observation d’archive : les tailles affichées en 2008
Les pages anciennes du domaine, archivées en 2008, affichaient d’autres fourchettes : 60 à 66 cm pour les mâles et 55 à 61 cm pour les femelles. Nous le notons comme une observation d’archive, datée et sourcée comme telle : nous n’avons pas consulté le texte officiel antérieur, et cette page n’affirme donc pas qu’un standard plus ancien ait jamais contenu ces chiffres. La version qui fait foi reste celle de 2011, décrite ci-dessus.
Le standard est protégé : nous citons court, entre guillemets, avec sa référence. Le texte intégral en français se lit sur le site de la FCI, et notre page des sources en donne l’accès comme celui de la fiche de nomenclature, vérifiés le 02/09/2026.