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Névéle magazine du Berger Blanc Suisse

Chapitre couleurs

Robe et pigmentation du Berger Blanc Suisse

Une seule couleur de robe, et pourtant tout un vocabulaire : le blanc se juge sur la pigmentation, pas sur la teinte du poil. Chaque terme est classé selon ce que le standard en dit.

Gros plan sur le museau d’un berger blanc suisse : truffe noire humide, lèvres sombres et poil blanc dense du chanfrein, oreille dressée floue à l’arrière-plan

Le Berger Blanc Suisse porte une seule couleur de robe, et pourtant son chapitre robe et ses listes de défauts emploient toute une série de termes que le public confond : truffe de neige, ladre, ombrage fauve charbonné, dépigmentation. Ce glossaire range chaque terme dans un tableau, selon ce que le standard en dit, admis, recherché, défaut, défaut grave ou exclusion, et décrit ce qu’on voit sur le chien. Le chapitre complet, avec ses citations, se lit dans le texte du standard.

Ce qui est admis, et ce qui y est recherché

Le premier groupe couvre la robe elle-même et la pigmentation attendue : tout ce qu’un examen de conformation regarde en premier, du bout du museau aux coussinets.

Glossaire des termes admis ou recherchés par le standard
TermeStatut au standardCe qu’on voit sur le chien
Blancseule couleur de robe, sans nuance codifiée ni variation décritedu blanc pur au blanc crème sur certaines zones, selon les sujets
Truffe noirerecherchée, truffe « de grandeur moyenne »un bout de museau franchement noir, contrastant avec le poil blanc, toute la saison
Truffe de neigeadmise, sans définition dans le texteun noir qui n’est pas plein, des zones plus claires dont l’étendue varie, souvent plus marquées à la saison froide
Truffe éclaircieadmise elle aussiune pigmentation globalement plus pâle que le noir, stable, sans l’alternance saisonnière précédente
Lèvres et bord des paupièreslèvres « sèches et bien jointives, aussi noires que possible », bord des paupières noir « recherché »un liseré foncé autour de l’œil et de la bouche, qui dessine l’expression de la race
Yeux« de couleur brun à brun foncé », en amande, légèrement obliquesun iris foncé dont l’obliquité se lit de loin sur la face
Coussinets, ongles, peaucoussinets « fermes, résistants et noirs », ongles de couleur foncée « recherchés », peau « d’une pigmentation foncée »trois détails qui se voient sous la main, dans les doigts et entre les doigts du chien

Deux entrées de ce tableau ne se séparent qu’à l’usage : la truffe de neige varie avec les périodes, la truffe éclaircie reste stable, et c’est la raison pour laquelle le glossaire les donne comme deux termes distincts. Ces détails pèsent au jugement plus qu’ils ne pèsent dans les annonces.

Les défauts simples : ce qui se voit d’abord

Le deuxième groupe réunit les écarts pénalisés en fonction de leur gravité : ils n’excluent pas un sujet, ils le descendent.

Glossaire des défauts simples selon le standard
TermeStatut au standardCe qu’on voit sur le chien
Ombrage fauve charbonné clairdéfaut simple : « présence discrète », « léger ombrage de couleur jaunâtre à rouge brun », localisé « à la pointe des oreilles, sur le dos et sur la queue »une pointe d’oreille dorée, un voile fauve sur la ligne du dos, un soupçon de teinte sur la queue
Ladredéfaut simple : « à la truffe, aux lèvres et/ou au bord des paupières »des plages chair ou gris rosé là où l’on attend du noir, sans disparition complète de la pigmentation

La frontière entre le ladre et l’exclusion se lit dans le mot « totalement », plus bas : c’est l’étendue du manque, pas sa présence, qui change le statut.

Le défaut grave : l’ombrage marqué

Mêmes endroits, autre dose : le texte passe de la « présence discrète » aux défauts graves avec la « présence marquée de poil de couleur fauve charbonné clair ». La ligne qui sépare les deux statuts est quantitative, et c’est justement ce qui la rend instructive : le standard ne change pas de principe, il change de dose. Le même classement attend les défauts de texture, « poil de couverture souple, soyeux, laineux, bouclé, mal couché » et « poil nettement long sans sous poil », qui relèvent du chapitre du poil plus que de la couleur et que nous traitons avec les deux variétés de poil.

Les exclusions : là où la couleur s’arrête

Le dernier groupe ferme la porte du ring : chacun de ces états élimine le sujet, et se constate en une minute sur le chien.

Glossaire des exclusions du standard
TermeStatut au standardCe qu’on voit sur le chien
Dépigmentation totale de la truffe, des lèvres et du bord des paupièresexclusion quand la pigmentation manque « totalement » sur ces trois zonesun museau et un contour d’yeux sans aucun noir, à la saison entière
Dépigmentation totale de la peau et des coussinetsexclusionune peau et des coussinets qui ont perdu toute pigmentation foncée
Albinismeexclusion, placée comme telle par le texteune robe blanche accompagnée d’un manque de pigmentation de l’œil et de la peau, les deux signes réunis
Yeux bleusexclusion : « un œil ou les deux yeux bleus », aux côtés des yeux globuleuxune iris claire bleutée, parfois sur un seul œil, ce qui suffit au statut

Ce classement a une utilité au quotidien : savoir ce qu’on regarde avant une visite, et savoir ce que le juge regardera. La gradation complète, du défaut simple à l’exclusion, se manipule en exposition, où ces états se constatent réellement : la mécanique des classes se lit dans notre page sur les classes d’exposition. Et parce que la couleur des trois appellations de la race n’est pas la même chose que leur statut, le comparatif des trois bergers blancs complète ce glossaire côté papiers.

Garder ce que le standard décrit

La pigmentation se préserve, elle ne se fabrique pas : ce qui est écrit au standard se garde par des lignées travaillées sur ce point, et côté quotidien, par un entretien qui respecte la texture et la peau. Le geste correct, brossage, mues, bains rares, se détaille dans notre page sur le toilettage d’un poil double. Une robe blanche, une truffe noire, des coussinets sombres : l’ensemble se constate en une minute, sur le chien, les mains propres.