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Névéle magazine du Berger Blanc Suisse

Comparatif

Berger Blanc Suisse, Berger Allemand, berger blanc américain

Trois noms circulent pour ce que le public croit être un seul chien. Le tableau tranche : statut, numéro de standard, pays, couleur admise, papiers possibles en France.

Trois fiches imprimées alignées sur une table sombre, chacune montrant la silhouette d’un chien de berger, la première à robe blanche et oreilles dressées

Berger blanc américain, Berger Blanc Suisse, berger allemand blanc : trois façons de désigner un même type de chien, et pourtant trois situations qui n’ont rien d’équivalent quand il s’agit de savoir ce qu’un chien est aux yeux des livres des origines. Cette page sépare les trois noms, case par case, et elle indique pour chaque case la source qui la porte.

Trois noms, trois livres des origines

Le point de départ tient en une phrase du texte officiel : « en Amérique et au Canada les bergers blancs sont devenus peu à peu une race distincte », avant que les premiers chiens de cette race ne soient importés en Suisse au début des années 70. Une population distincte côté américain, un livre des origines suisse côté européen, une race ancienne et voisine côté allemand : chaque nom de la liste renvoie à l’un de ces trois repères. Le nom « américain » raconte la lignée d’origine, le nom « suisse » désigne la race reconnue par la Fédération Cynologique Internationale, et l’expression « berger allemand blanc » décrit la couleur dans la race d’où tout est parti. Cette chronologie se lit en détail dans l’histoire de la race ; ici, nous regardons ce qu’elle produit aujourd’hui sur le papier.

Le tableau comparatif, case par case, source à l’appui

Trois appellations, une seule race reconnue par la FCI
Case comparéeBerger Blanc SuisseBerger allemandBerger blanc américain
Entrée dans la nomenclature FCIoui, standard n° 347oui, standard n° 166aucune entrée sous ce nom
Origine déclaréeSuisseAllemagneAmérique et Canada, population d’origine citée par le 347
Classificationgroupe 1, section 1, sans épreuve de travailgroupe 1, section 1aucune classification FCI à citer
Couleur du poil au standardblanc, seule couleur admisela fiche du n° 166 fait foile blanc est le propre de la population
Tailles citées58 à 66 cm et 53 à 61 cmcelles du texte n° 166aucune fourchette FCI à citer
Utilisation déclaréechien de compagnie et de famillecelle du texte n° 166aucune utilisation FCI à citer

Deux colonnes de ce tableau sont pleines parce que nous avons lu les documents : le standard n° 347, cité en entier sur ce magazine, et la nomenclature officielle qui donne son numéro et sa classification. La troisième colonne l’assume : pour le berger blanc américain, notre documentation primaire ne contient aucune fiche FCI, et nous préférons une case qui dit « aucune entrée à citer » à une case remplie de mémoire. C’est la méthode du magazine, décrite par les sources du magazine.

La question du blanc écarté des couleurs du berger allemand

L’histoire que raconte le standard n° 347 laisse entendre l’essentiel : si les bergers blancs sont devenus « peu à peu une race distincte » en Amérique et au Canada, c’est que la robe blanche suivait une trajectoire séparée de celle du berger allemand. La fiche du standard n° 166, elle, énumère les couleurs admises pour cette race ; c’est ce document, consultable dans la même nomenclature que le n° 347, qui permet à chacun de constater la place que le blanc y occupe. Quant à la date de l’écart, elle circule souvent avec un millésime dans les années 1930 : notre documentation primaire ne porte pas cette date, et nous l’écrivons sans millésime, en rappelant seulement que l’écart est ancien et bien antérieur à la reconnaissance suisse de 2011. Ce que le blanc recouvre aujourd’hui, dans la race reconnue, se lit dans le glossaire des robes.

Le cas américain : race à part au Kennel Club américain

L’appellation « berger blanc américain » vient de l’autre côté de l’Atlantique, où la population descendue des lignées d’origine dispose de ses propres structures de race. C’est aussi là que notre méthode s’arrête : les livres des origines nord-américains ne font pas partie de nos sources consultées, et nous ne décrivons donc pas leurs règles d’inscription. Ce que la nomenclature de la FCI permet d’affirmer tient en une phrase factuelle : dans la liste officielle des races, ce chien figure une seule fois, sous le numéro 347 et à l’origine suisse. Le nom « américain » reste parlant pour raconter la lignée, il ne désigne pas une seconde race reconnue côté européen.

Quels papiers pour quel chien en France

En France, le Livre des Origines Français est tenu par la Société Centrale Canine, et le club de race affilié pour le Berger Blanc Suisse est l’Association Française du Berger Blanc, issue de la fusion de 2008. C’est auprès de ces deux interlocuteurs que se règle la question concrète de l’acquisition : ce qu’un chiot reçoit dépend du statut de ses parents dans le livre des origines, et cette vérification se fait document en main, avant la visite, pas après. Le déroulé d’une acquisition, des questions à poser aux pièces à réunir, est décrit dans notre page pour choisir un chiot. Les quatre adresses officielles de cette page, fédération, société canine, nomenclature et club, figurent avec leur date de relecture dans la page des sources, et le texte de référence de la colonne suisse se lit dans le standard FCI 347.